Culture du risque naturel d’inondations sur le secteur stéphanois

Un courrier du WWF France à l’attention du président de Saint-Etienne Métropole, portant notamment sur le projet de barrage sur le Furet.
[issuu width=550 height=389 backgroundColor=%23222222 documentId=120505101725-e37eedc05e7445798a39ee057d65ced0 name=courm.vincentstetienneculturerisquenatr_ponsesemav username=clav42 tag=courrier unit=px v=2]

Objet : Culture du risque naturel d’inondations sur le secteur stéphanois – Projet de barrage sur le Furet – Votre courrier du 10 janvier dernier.

Bonjour,

Nous avons bien reçu votre courrier du 10 janvier dernier, en réponse à notre interrogation sur l’usage des « écograves » de la tour Plein Ciel pour la construction d’un barrage écrêteur sur le Furet, un affluent en rive droite du Furan, le cours d’eau qui traverse, en majeure partie enterré, la ville de Saint Etienne. Je vous en remercie. Je vous réponds avec un peu de retard et mes excuses, mais la charge de travail, entre autres avec l’enquête publique sur le projet de construction d’un nouveau barrage sans réelle justification sur le site des Plats, sur la Semène, nous a largement mobilisé. Vous savez sans doute que le WWF, ainsi que différentes associations du Collectif Loire Amont Vivante, travaillent depuis plusieurs années pour que, dans le domaine de la gestion de l’eau potable sur le bassin stéphanois émerge également une culture rénovée du partage d’informations, des projets autour de l’usage des ressources naturelles. Nous en sommes encore loin.

Je réponds donc pour commencer à quelques points du courrier, avant de passer au fond du dossier. Nous reconnaissons tout d’abord bien volontiers qu’un certain nombre d’améliorations en termes de prévision des risques et d’annonce des crues ont été apportés ces dernières années. Ces mesures étaient nécessaires, 15 années après le lancement du Plan Loire Grandeur Nature. Elles sont bienvenues. Elles ont été saluées par un Trophée de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne. Ayant siégé pendant huit années au Comité de bassin Loire Bretagne, j’ai conscience de l’effort accompli. J’ai par ailleurs régulièrement écrit à M. Barnier pour le féliciter de l’excellent travail qui a été fait sur le bassin de l’Ondaine.

Je ne sais par contre pas d’où vous tenez l’information selon laquelle j’aurais déclaré, lors de la réunion (annuelle) du « comité de rivière Furan » du 21 novembre dernier, que « je n’aurais pas d’autres solutions » [que le barrage sur le Furet], ce qui impliquerait par essence que ce choix serait le bon … Je n’ai certainement pas exprimé cela, ou alors j’ai été mal compris et interprété. Mon travail, ainsi que celui de mes collègues au WWF,  n’est pas, M. Vincent, de « trouver des solutions toutes prêtes » à présenter aux décideurs, au cours d’ une réunion annuelle et pendant la séance des questions diverses : je n’ai pas de bureau d’études à disposition, de moyens financiers pour faire réaliser les expertises indispensables, et, d’ailleurs, je n’ai eu aucune invitation à le faire. Mon travail, et celui du WWF consiste à aider, dans l’esprit du Plan Loire Grandeur Nature pour la Loire, dans celui de la Convention d’Aarhus sur un plan plus général, dans celui du Grenelle de l’Environnement, de la Directive Inondations de 2007, à l’émergence d’une culture écologique plus solide, mieux intégrée, davantage partagée dans les institutions.

Notre travail, au WWF, une ONG orientée vers la recherche de solutions, est de contribuer, avec d’autres, en lien étroit avec le monde scientifique, à la genèse d’une culture des fleuves et rivières vivantes. Une culture qui considère que la préservation des écosystèmes fluviaux est devenue une priorité. Notre action vise naturellement, à ce titre, à ce que la culture de la participation citoyenne à la définition des projets d’intérêt général, culture qui émerge enfin dans notre pays, ne se limite pas à quelques rencontres annuelles entre acteurs et à des enquêtes d’utilité publiques souvent inconsistantes. Dans la période de crise du lien social, du « vivre ensemble » que nous traversons, cette culture de la participation, de l’appropriation commune est à même de permettre, comme le font depuis longtemps certains de nos voisins européens, la définition et la mise en place des solutions optimales, comprises, partagées pour gérer des problèmes aussi complexes que celui de la gestion du risque naturel d’inondations ou de l’approvisionnement en eau potable, pour citer ces questions qui agitent notre territoire. Et, pour l’instant, pour les projets de barrage sur le Furet et l’Onzon, nous sommes loin, très loin du compte.

De ce point de vue, ayant participé à trois « Comités de rivière Furan », quand mon emploi du temps le permettait, j’ai été très logiquement critique sur des projets d’aménagements qui font l’impasse sur le travail indispensable de communication, d’information pédagogique, détaillée des parties prenantes, à commencer par la population, ce à partir de scénarii divers étudiés et expliqués. J’ai sévèrement remis en cause le déplacement du magasin Leroy Merlin, certes auparavant situé en zone à risque, mais dont le déplacement, mal préparé, avec visiblement une mésentente entre l’entreprise et Saint Etienne Métropole, a conduit à plusieurs inondations dans l’établissement, ce qui est pour le moins paradoxal. Une concertation mieux organisée, avec l’ensemble des parties prenantes, avec une vision prospective mieux explicitée de la restauration du Furan, avec un niveau d’information optimal, comme cela commence à se faire ailleurs en France n’aurait sans doute jamais conduit à un tel résultat, source de tensions, d’incompréhensions, de malentendus, de frustrations et à l’origine d’un sentiment amer de gaspillage de fonds publics. Nous pouvons, collectivement, faire mieux, j’en suis sûr, à condition d’essayer et de s’en donner les moyens. Par ailleurs, je tiens à vous signaler que j’ai régulièrement salué, au cours de ces réunions, le travail effectué en matière de renaturalisation du Furan, ce volet du Contrat de rivière étant conduit avec une réelle compétence. Restaurer une des rivières les plus abîmées de France, les plus artificialisées est une gageure, et nous sommes conscients de la difficulté de la tâche.

Pour ce qui concerne SOGREAH, je connais depuis longtemps ce bureau d’études. Si je ne doute pas de ses qualifications en matière d’hydraulique, internationalement reconnues, je ne pense pas – ce n’est d’ailleurs pas sa mission – qu’il ait des savoirs-faire particuliers pour ce qui touche à l’écologie des rivières ou encore la mise en œuvre, sur le plan sociologique, de la nouvelle culture du risque dont le bassin stéphanois a besoin, comme l’ensemble de notre pays et de l’Europe. J’ai fait partie, en 1994, du jury qui a choisi la solution mise en place à Brives-Charensac, dans le cadre du Plan Loire Grandeur Nature et de l’abandon, indispensable et heureux, du projet de barrage de Serre de la Fare. Nous avons, à la quasi unanimité des membres du jury (en particulier les services de l’Etat) écarté la proposition de SOGREAH, justement beaucoup trop hydrauliques et inadaptées au contexte local, à la culture du risque à mettre en place dans cette première petite ville du haut bassin de la Loire, après un conflit long. Vous comprendrez donc que cette référence ne m’impressionne pas outre mesure. C’est un peu comme parler de la compétence d’EDF en matière de production d’électricité renouvelable : l’entreprise fait un travail impressionnant pour assurer un approvisionnement hydraulique de qualité, sur le plan quantitatif. Soit.

Par contre, les dégâts qu’elle a commis sur les milieux aquatiques, les atteintes portées à la biodiversité et aux poissons migrateurs sont considérables, et il aura fallu 25 ans de campagne des ONG et de divers scientifiques pour faire, enfin, effacer certains de ses barrages les plus nocifs et  pour que l’entreprise comprenne qu’elle doit, elle aussi, s’attacher à produire en restaurant les milieux aquatiques d’eau courante.

Ceci dit, passons à la question plus générale de la culture du risque naturel d’inondations sur le bassin stéphanois. Tentons, enfin, une nouvelle et énième tentative de dialogue, sur un sujet difficile, dérangeant, complexe, qui oblige à remettre en cause et notre pratique démocratique, notre exercice du débat public et nos certitudes en matière de contrôle des crues, à St Etienne comme ailleurs.  Je vous rappelle, M. Vincent, que les échanges avec la ville de St Etienne, les élus de St Etienne Métropole (et d’ailleurs) sur cette question ont commencé en 2004, suite à la première grande crue sur le Gier de décembre 2003. Soit il y a bientôt huit années. Le WWF-France (inscrit dans un réseau international présent dans une centaine de pays) travaillant sur la question de la gestion du risque naturel d’inondations depuis les années 80, a une certaine légitimité sur le sujet. En Allemagne, le WWF a géré pendant 15 ans un Institut des Plaines Alluviales pour le compte de diverses institutions, (villes, Länder, Etat), qui a par exemple aidé à repenser l’aménagement et la gestion de fleuves tels que le Rhin, le Danube, le Mississipi. En France, notre structure est à l’origine, avec d’autres, (associations du réseau FNE, dont la Frapna Loire, bureaux d’études, établissements de l’Etat, scientifiques, chercheurs de divers disciplines, collectivités), de l’émergence d’une nouvelle culture du risque naturel d’inondations, dont le pilote a été le Plan Loire Grandeur Nature, plan qu’il accompagne depuis son lancement en 1994. Il a donc une certaine compétence sur la question, reconnue par l’Etat, puisqu’ il est membre « ès qualité » du Conseil d’Orientation pour la Prévention des Risques Naturels Majeurs (COPRNM). Le ministère de l’écologie finance d’ailleurs, depuis 2005, son travail de médiation sur le sujet, ainsi que l’Etablissement Public Loire, présidé par le maire de Tours, M. Jean Germain. L’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse soutient également son travail et vient de s’associer à la réalisation d’une exposition sur le thème du « Bien vivre avec les crues ».

Toutes ces grandes institutions ne trouvent pas que le WWF se mêle de ce qui ne le regarde pas quand il travaille sur la gestion du risque et pensent, que, parmi, avec d’autres acteurs, il peut aider à porter des solutions dans un domaine qui peut être porteur de drames impressionnants. En décembre 2011, le WWF-France a organisé à l’Unesco, à Paris, avec le soutien des Nations Unies en la personne de Mme Margareta Wahlström, Sous-secrétaire générale pour la réduction des risques de catastophe (UNISDR) et de Mme Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, un colloque international, « Vivre avec les crues : au croisement de la prévention des risques et de la protection des rivières » dans lequel l’ensemble des intervenants : Unesco, ministère de l’écologie, Onema, Association françaises des EPTB, AFPCN, etc ont  montré l’intérêt, pour gérer le risque, d’une meilleure prise en compte des services écologiques rendus par les écosystèmes et d’une participation active de toutes les parties prenantes, comme le demande la Directive Inondations de l’Europe de 2007 (2007/60/CE du 23 octobre). Au cours de ce colloque, nous avons, à nouveau, exprimé notre préoccupation sur l’absence de culture du risque adéquate sur le bassin stéphanois, (comme souvent ailleurs), en faisant un focus particulier sur la vallée du Gier, (présentation ppt disponible). Nous avions invité de nombreux élus et techniciens stéphanois : personne n’est venu.

Pour concrétiser cette volonté de médiation, de coopération et de prise en charge d’une partie de la nouvelle culture du risque naturels d’inondations, notre structure a édité, entre 2006 et 2008, à plusieurs milliers d’exemplaires un document, largement salué, permettant de comprendre l’importance d’une vision systémique, globale de la question. Le document mettait l’accent sur l’intérêt des changements concrets en cours sur le bassin de la Loire, avec le Plan Loire, et en Europe sur le Rhin. Nous avons coédité ce document avec la Ville de Nevers, avec l’EP Loire, avec la Dreal de bassin Rhône. Après trois années de propositions diverses, nous avons fini par renoncer à le coéditer avec la ville de St Etienne et Saint Etienne Métropole, qui ont refusé le principe même d’une diffusion large d’information sur le risque naturel d’inondations, et non pas, de toute évidence, fait le travail de sensibilisation du territoire sur une échelle significative. Vous comprendrez donc que nous ayons des difficultés à comprendre pourquoi, sur le secteur de l’agglomération stéphanoise, la culture du risque naturel d’inondations évolue si peu,  sur deux points essentiels: 1. la participation du public et des médiateurs que sont les ONG ; 2. une meilleure prise en compte de la fragilité des milieux naturels et de l’intérêt de mieux s’appuyer sur eux, même sur un territoire massivement aménagé depuis le milieu du XIX ème siècle. Toutes nos demandes de coopération ont été systématiquement refusées et il nous apparait que la ville, depuis 2003 et la Loi Bachelot sur les risques naturels, se contente de promouvoir deux projets de barrages coûteux qui ne sont pas, en soi, des réponses suffisantes, adaptées et qui risquent, comme si souvent, de créer une illusion de sécurité, en tous les cas une sécurité non partagée par tous, comme le demande la Directive Inondations.

Depuis 2000, avec une série de crues dramatiques en Europe, la stratégie internationale de gestion du risque naturel d’inondations a considérablement évolué, tant les réponses apportées jusqu’alors étaient inefficaces, en particulier suite à l’augmentation des menaces suite au changement climatique. La Directive Inondation, adoptée par l’Union en 2007, a été transposée en droit français par le décret n° 2011-227 du 2 mars 2011. Elle nous oblige à une révision profonde, en termes d’objectifs et de méthode, de nos modes d’action. Cet effort de révision est en cours en France, et le WWF y participe. Comme l’explique le « Guide technique SDAGE » de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse d’avril 2011, « malgré le panel d’outils conséquent en matière de connaissance, de prévention et de réduction de la vulnérabilité (AZI, PAPI, PPRI, etc), le dispositif français va devoir être reconsidéré et rénové pour être en phase avec cette directive européenne ». Les futurs  Plans de Gestion du Risque d’Inondations prévoient de restaurer la fonctionnalité des milieux ; d’améliorer la prévision ; de faire porter les efforts sur la réduction de la vulnérabilité et de mettre en œuvre des actions fortes de communication, pour créer la culture risque partagée dont nous avons tous besoin. Il devra y avoir des consultations du public à toutes les étapes et donc, au bout du dispositif, une stratégie partagée. Nous en sommes loin sur le Furet, loin sur l’Onzon. A quelques nuances près, nous appliquons les vieilles recettes du passé, nous suscitons une incompréhension totale chez beaucoup de riverains (comme l’association « Etres Humains et Zones Inondables ») qui se sentent dépossédés, spoliés par des projets qui, littéralement, leur « tombent dessus ». Pour la question du risque naturel, le projet de PAPI Furan et le modèle mis en œuvre, vous le rappelez d’ailleurs dans votre courrier, date du début des années 2000. Beaucoup de choses ont changé depuis, notamment le besoin, immense, de partager avec la population la culture du risque naturel d’inondations. Tout porte à penser que Saint Etienne Métropole ne veut pas de travail collaboratif sur la question.

Nous devons inventer, M. le maire, M. le président. C’est un risque, et c’est aussi une chance. Nous devons, comme le rappelle le guide plus haut cité, « mettre l’accent sur les opération de réduction de la vulnérabilité des bâtiments, des activités et des populations, au lieu de privilégier des mesures lourdes de protection contre les inondations ». Nous devons inventer, comme l’a fait le Royaume Uni, suite aux inondations catastrophiques des années 90, avec leur concept « Making Space for Water » adopté par le pays en mars 2005.  Nous devons inventer, comme le font les Pays Bas. Leur programme « Working with Water » met au cœur de son travail la restauration des milieux aquatiques, simplifiés par au moins 5 siècles d’une vision purement hydraulique de la gestion de l’eau. L’Allemagne, la Suisse empruntent des chemins identiques. Et le territoire stéphanois, lui, à rebours de ces changements indispensables, continuerait de présenter les barrages comme la seule solution ? L’absence d’échanges, de débats publics, de coopération avec la société civile comme la seule option ? Le monde change. La culture collective change. La demande sociale change. Saint Etienne et St Etienne Métropole, dans un certain nombre de domaines changent, en bien, et  nous vous avons toujours félicités quand c’était le cas : le « Bio dans les cantines » ; la recherche de nouvelles sources d’approvisionnement en énergies renouvelables, dont le grand éolien; le projet « Cœur de ville », sur lequel j’ai eu quelques échanges fructueux avec votre adjoint à l’urbanisme; l’autopartage, dont le WWF a soutenu l’émergence et la mise en place dès 2006. Il se trouve que, sur d’autres questions : Grangent et la restauration de la Loire ; la culture du risque naturelle d’inondations, la ville évolue peu. C’est dommage, et cela peut changer aussi.

Comme le disait Nicolas Gérard Camphuis, à l’époque directeur du CEPRI (Centre Européen de Prévention du Risque d’Inondations), lors des auditions de la Commission parlementaire qui a travaillé sur la Stratégie de gestion des risques d’inondations, auditions auxquelles j’ai participé, notre pays est en retard sur les Anglais, les Allemands, les Hollandais : « Nous courrons un 100 mètres, mais avec un caillou dans la chaussure », concluait-il, invitant à construire une culture plus participative sur ce sujet. Nous vous proposons donc, M. Vincent, après près d’une décennie d’absence d’échange entre notre ONG, ses partenaires et votre collectivité, de voir, ensemble, concrètement, comment faire de St Etienne Métropole un Territoire à Risque d’Inondations « pilote », pour reprendre la terminologie de la Directive Inondation. Un territoire réellement innovant, un « territoire résilient », comme le propose pour certains territoires particulièrement vulnérables la Direction Générale de la Prévention des Risques du Ministère de l’Environnement.

Nous avons des atouts. Du côté des ONG, lorsque je dirigeais la Frapna Loire, j’ai créé, avec d’autres associations, le Collectif Loire Amont Vivante, qui regroupe une dizaine d’associations du territoire. Nous avons fait cela pour donner davantage de cohérence à notre action citoyenne, pour mieux jouer notre rôle de médiateurs responsables, pour faciliter ainsi le travail des élus, des services de l’Etat, des divers acteurs publics et privés. Nous venons de vivre un échec collectif navrant avec la construction d’une salle de spectacle, le CABL, dans la plaine alluviale de la Loire, en pleine zone inondable à Andrézieux-Bouthéon, contre tout bon sens, contre toute évolution, contre le Plan Loire Grandeur Nature, contre la Directive Inondation et pour finir contre les menaces, réelles, de l’étalement urbain incessant sur notre territoire. C’est un signal négatif, qui montre que nous n’avons pas encore pris le bon chemin, sur ce sujet, celui de la prise en compte de la participation citoyenne, au service de tous.

Avançons. Pour dépasser cette situation, insatisfaisante pour tous, nous vous proposons donc une rencontre dans vos locaux, aux fins de voir comment il serait possible de coopérer enfin sur ces questions de culture du risque naturel d’inondations, et ce  aux échelles souhaitables. Nous avons divers projets que nous aimerions vous présenter. Nous vous proposons aussi, à très court terme, de présenter dans le hall de la mairie l’exposition « Bien vivre avec les crues », mise en forme graphique ici, à St Etienne, avec le soutien de la scop « Openscop » , éco-conçue et parrainée par l’Unesco, l’EP Loire, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse.

Au plaisir de vous lire,  Avec notre respect,

Martin Arnould – WWF France – Chargé de programme « rivières vivantes » – Membre du Comité National de l’Eau