1 million de plus pour le barrage, 4 millions pour l’usine de potabilisation

Ce barrage des Plats n’en finit plus de devenir un désastre, autant écologique qu’économique.
Le Syndicat des barrages s’entête aveuglement à reconstruire l’ouvrage, alors qu’on nous annonce d’ores et déjà une hausse de 1 million du prix initial de l’ouvrage annoncé. Jean Mallet l’avait annoncé dans son courrier au syndicat des barrages, tout ceci est bien entendu en train de se réaliser.

Alors que nous apprenons également que la remise aux normes de l’usine de potabilisation de St-Just Malmont a été votée (4 millions d’euros de plus), on se demande si le syndicat des barrages, messieurs Petit et Cinieri vivent sur la même planète que nous autres, pauvres mortels aux poches profondes.

Point 1. Pour reconstruire un barrage obsolète sur la Semène, la plus belle rivière du département de la Loire, ils ont commencé par ne pas tenir compte, dans le processus administratif de consultation des services et établissements de l’Etat des avis techniques, tous négatifs, opposés à une reconstruction inutile. C’est logique : quand une expertise montre que le projet ne sert à rien, on le fait quand même.

Point 2. Ensuite, cette même minorité a limité à un minimum indigent le processus de consultation du public. C’est encore normal en France. Dans une démocratie qui se veut un phare pour toutes les nations, il ne sert à rien de consulter les associations, la société civile, qui est par nature ignorante, contestatrice, opposée à tous les projets, presque anti-républicaine. Ces associations ont pourtant proposé des alternatives moins chères, réalistes, moins dommageables pour les milieux naturels.

Point 3. Comme il faut bien financer leur rêves de grandeur, et que l’argent n’est, malgré tout, pas si abondant que cela pour les projets ubuesques, ils sont allés le chercher là où il est : dans nos poches. Ils ont donc décidé de se servir dans les caisses de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne (1 million 860 000 euros), du Conseil Général de Haute-Loire (353 000 euros), du Conseil Général de la Loire, (250 000 euros), de la Dreal Rhône-Alpes (744 000 euros). Ils ont aussi décidé d’aller vider les tirelires (3 millions d’euros prélevés sur leurs factures) des futurs consommateurs d’eau potable du secteur de Firminy et de quelques communes de Haute-Loire. Ces usagers, ces citoyens, qui étaient pourtant parfaitement satisfaits de l’eau abondante que délivrait en toute sécurité et qualité la conduite du grand barrage de Lavalette (Haute-Loire), n’en demandaient pas tant mais, après tout, ils comptent pour du beurre.

Point 4. Le chantier du barrage le plus aberrant de France a commencé. Pour une infime minorité d’élus et de techniciens de l’Etat, la crise de la dette n’existe pas. Les économies d’argent public, la mutualisation des services, l’innovation, la coopération, la protection de la biodiversité, c’est pour les Grecs.

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